Publicité

Ségolène Royal : la bio

Lundi 18 décembre 2006

*Née à Dakar en 1953.

*Elevée dans les Vosges par un père militaire de carrière et une mère au foyer, 4ème dans une famille de huit enfants.

*Compagne de François Hollande, avec qui elle aura quatre enfants, deux garçons et deux filles. *

* Diplômée de l'ENA en 1980.

* Conseillère technique à l'Elysée de 1981 à 1988.

* Elue députée des Deux-Sèvres en 1988 et réélue depuis sans interruption.

* Battue aux municipales de Niort en 1995.

* Ministre de l'Environnement (1992-1993)

* Ministre déléguée chargée de l'Enseignement scolaire (1997-2000)

* Ministre de la Famille et de l'Enfance (2000-2002).

* Elue présidente du conseil régional de Poitou-Charentes en 2004.

* Désignée candidate du PS à l'élection présidentielle le 16 novembre 2006.

Par PS Liban
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 18 décembre 2006

Elle est entrée à l’Elysée en mai 1981. Jacques Attali, devenu conseiller spécial du président Mitterrand, a sélectionné quatre : Jean-Louis Bianco, Pierre Morel le diplomate, François Hollande et Ségolène Royal. Leur mission : préparer les sommets internationaux et « avoir des idées ». 

Elle entre par la petite porte : pendant un an, elle sera une collaboratrice «  officieuse ». Elle a vingt sept ans, elle vient directement de l’ENA. Discrète, efficace, un peu provinciale, elle rédige note sur note. Très vite, François Mitterrand entend parler de cette jeune femme atypique, à la fois timide et culottée, dont les initiatives surprennent. Elle impose une crèche à l’Elysée pour les enfants du personnel. Elle adresse dès le printemps 1981 une note au président pour l’alerter sur un fléau dont personne ou presque n’a entendu parler en France : le sida. Elle, si : elle a séjourné à Saint Francisco, où la maladie a été décelée fin 1980.

 

C’est elle notamment qui travaille sur la « carte 10 ans » pour les étrangers en situation régulière. Elle qui met fin à la première grande fronde des motards. Elle entre en contacte avec les responsables, juge certaines de leurs revendications fondées, persuade Mitterrand de les recevoir. De même pour le conflit des internes des hôpitaux, qui s’éternisait avec des syndicats faibles, une coordination forte mais mal organisée, des structures hospitalières figées. Elle identifie les bons interlocuteurs chez les contestataires comme dans l’administration et parvient à nouer les fils de la négociation. Sans jamais apparaître en première ligne. J.L. Bianco résume : « Elle avait déjà du caractère, des convictions, elle savait travailler en équipe. Elle possédait en plus cette qualité très personnelle : comprendre ce qui se passait en profondeur dans la société ».

 

Ségolène fait rapidement partie de ces conseillers peu nombreux qui ont un accès direct au président. Elle lui adresse presque chaque jour une note sur les problèmes qui concernent la vie quotidienne des Français. Elle l’observe. A son contact, elle apprend. Notamment qu’il faut toujours rester libre, ne jamais plier, ne jamais renoncer. Et que la politique, c’est d’abord l’élection, l’onction du suffrage universel. Le 21 mai 1988, le dernier jour du dépôt des candidatures au législatives, elle assiste à la cérémonie d’investiture de Mitterrand dans les grands salons de l’Elysée, où se presse le tout-Etat. Depuis quelques semaines, elle cherche en vain une circonscription. Elle glisse à son amie Laurence Soudet : «  je voudrais me présenter, il faut que j’en parle au président ». Cette dernière lui dit : « Vas-y, c’est le moment ! » Mitterrand approche. Ségolène s’avance, un peu intimidée : «  Monsieur le président, je voudrais être candidate ». Mitterrand, à vois basse : «  Venez après la cérémonie ». Et il poursuit son chemin, visiblement agacé d’une telle démarche à un tel moment. Mais il demande peu après à Louis Mermaz de trouver une circonscription. Ce sera la 2ème des Deux Sèvres. Le président prévient  Ségolène : «  Vous serez battue, mais ce sera un premier pas pour vous implanter et vous pourrez gagner la prochaine fois ».

 

La jeune conseillère part le soir même. Sans espoir de retour : elle savait comme tous les collaborateurs du président, que si elle était battue elle ne retrouverait pas ses fonctions à l’Elysée. En quelques jours, Ségolène Royal parcourt 3000 kilomètres dans les douze cantons de sa circonscription, où elle fait compagne sous le parrainage de Mitterrand. Le 12 juin, elle est élue avec 552 voix d’avance sur un notable de droite solidement implanté. A chaud, elle commente : «  Pour un parachutage, l’atterrissage est réussi. »

 

Le président, admiratif, est ravi. Il suit désormais le parcours de Ségolène, approuve la manière dont elle refuse d’appartenir à un courant du PS, dont elle se bat pour défendre le Marais poitevin. Il lui permet d’obtenir d’importants crédits pour sa circonscription. Quand, en 1992, Brice Lalonde veut quitter le ministère de l’Environnement, Mitterrand appelle Ségolène : «  Je ne voyais que vous ! ». Bérégovoy est, à Matignon, plus que jamais sous le charme. Son collaborateur, Olivier Rousselle, se souvient : «  Les projets de loi de Ségolène jouissaient d’une quasi-priorité. Elle gagnait presque tous les arbitrages contre les autres ministres. Quand j’émettais une réserve sur elle, il me disait : « Vous n’y comprenez rien. Regardez-la : quelle prestance ! Quel regard ! Elle a quelque chose en plus. Elle ira très loin ». Béré avait vu juste.

 

Quinze ans plus tard, elle s’est imposée. Les trois hommes dont elle dépendait à l’Elysée ont été à son côté lors de la compétition interne du PS. Bianco était son porte-parole, Attali la conseillait, Sautter la soutenait. Les deux anciens premiers ministres qu’elle a écartés de la course à l’investiture socialiste -Jospin n’a pas pu revenir dans le jeu et Fabius a été étrillé- avaient été improprement appelés « les fils de Mitterrand ». Et si, à sa manière, elle était un peu la fille de ce président dont elle a dit un jour qu’il était « l’homme qu’elle a aimé le plus au monde ! »…

Par PS Liban
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 16 mars 2007
Biographie

Ségolène Royal est, depuis quinze ans, députée du département des Deux-Sèvres. Elle a été trois fois ministre : de l'environnement (1992-1993), de l'enseignement scolaire (1997-2000), de la famille, de l'enfance et des personnes handicapées (2000-2002).

Tout au long de son parcours, Ségolène Royal s'est résolument engagée à rendre la plus concrète possible son action politique. Elle est ainsi à l'origine de réformes emblématiques qui ont marqué l'évolution de la société :
- la création du plan Handiscol, pour permettre à tous les enfants et adolescents handicapés de
suivre une scolarité normale ou adaptée ;
- la création du congé de paternité qui concilie pour la première fois, de façon concrète, l'égalité
homme/femme ;
- l'instauration de la garde alternée de l'enfant, dans le cadre d'une médiation familiale efficace ;
- la protection de l'enfance, avec une lutte continue contre toutes les formes de violences.



Députée
Ségolène Royal

Députée PS des Deux-Sèvres (2ème circonscription, Saint-Maixent), élue pour la première fois en 1988 et réélue en 1993, en 1997 et en 2002. Depuis 1988, Ségolène Royal a relayé et soutenu avec efficacité les projets de sa circonscription (Pays Mellois, Saint-Maxentais, Marais) :

- pour améliorer l'environnement, la qualité de vie et le patrimoine : obtention d'aides de l'Etat pour l'aménagement de centres bourg, pour l'assainissement public, pour la replantation de haies; aides pour la mise en place d'un plan vélo et de pistes pédestres ; obtention de financement pour la sauvegarde du patrimoine dans le cadre du lancement des Grands Travaux pour le Marais Poitevin qu'elle a initié : restauration du patrimoine lié à l'eau, sauvegarde du marais contre le projet d'autoroute, rénovation d'églises et de temples, création d'une charte architecturale ;

- pour développer l'agriculture : soutien auprès des éleveurs pour l'obtention des droits à produire du lait de chèvre, pour la mise en place de contrats territoriaux d'exploitation et l'encouragement à l'agriculture raisonnée, pour la sauvegarde de la race maraîchine et de la race Parthenaise et pour la mise en place d'un label qualité du terroir (dont l'AOC pour le Chabichou) ;

- pour assurer une meilleure égalité des chances et favoriser la réussite scolaire : déblocage par l'Etat d'aides financières pour la rénovation ou la construction de nouvelles classes, soutien dans le maintien de classes rurales, mise en place de Contrats éducatifs locaux, création de nouvelles filières professionnelles dans les lycées, aménagement de structures d'accueil de la petite enfance ;

- pour mieux accueillir les anciens : soutien dans le développement et la rénovation de maisons de retraites et de lieux d'accueil des personnes âgées ;

- pour maintenir et développer l'emploi : aide dans la création de commerces multi-services ruraux, soutien à la mise en place de cellules reclassement pour les salariés frappés par la fermeture de leur entreprise ;



Ministre

Ségolène RoyalMinistre de l'Environnement (gouvernement Pierre Bérégovoy, avril 1992 - mars 1993). Au cours de cette " année d'actions pour la planète ", Ségolène Royal a mis en œuvre une politique de l'environnement moderne et ambitieuse :

- application de la loi sur l'eau (schémas d'aménagement et de gestion des eaux), création d'une Direction de l'eau, augmentation du budget des agences de l'eau, réforme de la police des eaux, coordination internationale de la gestion de l'eau ;

- traitement et recyclage des déchets (loi de juillet 1992), avec le soutien aux technologies innovantes pour le traitement et la collecte des déchets ;

- reconquête et préservation des paysages (loi sur les paysages de janvier 1993, avec la labellisation de 100 paysages et la promotion de leurs productions agricoles) ;

- lutte contre le bruit (loi cadre de décembre 1992) : prévention du bruit des transports, dans les bâtiments publics (les cantines scolaires notamment), les lieux de travail...

Ministre déléguée à l'Enseignement scolaire (gouvernement Lionel Jospin, juin 1997 - mars 2000), Ségolène Royal a engagé son action dans trois directions :

- pour une " Ecole plus juste " : avec la relance des zones d'éducation prioritaire, la création de fonds sociaux pour les élèves, la maîtrise des langages comme une priorité à l'école maternelle, la rénovation de la pédagogie au collège avec notamment l'instauration des " itinéraires de découverte " ;

- pour une " Ecole plus partenaire " : Ségolène Royal a donné une nouvelle place pour les parents d'élèves à l'école (création de la Semaine des parents à l'école et campagnes nationales pour les élections des représentants de parents). Un meilleur aménagement du temps de l'enfant a également été trouvé avec la création des Contrats éducatifs locaux et la reconquête de l'éducation à la citoyenneté a été mise en œuvre avec les Initiatives citoyennes pour apprendre à vivre ensemble constituant la mise en pratique de l'éducation civique qui est devenue obligatoire au Brevet des collèges ;

- pour une " Ecole plus protectrice " : la lutte pour les droits de l'enfant et contre la violence a été concrétisée par le vote de la loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs. D'autres mesures ont été prises dans ce cadre : le combat contre le bizutage (loi de juin 1998), plusieurs campagnes contre le racket, la mise en place d'un numéro SOS Violences, la création des classes et des premiers internats-relais. Un véritable plan de rénovation de la santé scolaire a également été mis en place, avec notamment la revalorisation du rôle des infirmières scolaires et la mise à disposition de la pilule du lendemain des les lycées.

Ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées (Gouvernement Lionel Jospin, mars 2000 - mai 2002). En décidant et en mettant en œuvre des mesures concrètes et ciblées, Ségolène Royal s'est attachée à ce que toutes les familles soient mieux soutenues et mieux accompagnées dans toutes les circonstances ou aléas de la vie.

- pour les familles : Ségolène Royal a promu une autre vision de la famille, avec la réforme de l'autorité parentale, la réforme de l'accouchement sous X, la création d'un livret de paternité, le soutien à l'adoption internationale. Elle a souhaité aussi mieux concilier les exigences de la vie familiale et de la vie professionnelle, avec un meilleur accueil de la petite enfance (plus de 20.000 places nouvelles en crèche) et la création du congé de paternité. Des prestations mieux adaptées aux familles ont également été mises en place : barème unique des aides au logement, congé et allocation de présence parentale, allocation d'éducation spéciale (parents d'enfants handicapés), pérennisation de l'allocation de rentrée scolaire…

- pour la protection de l'enfance, dans le droit fil de ce qu'elle avait initié au ministère de l'enseignement scolaire, Ségolène Royal a continué à protéger l'enfant contre toutes les formes de violences : lutte contre les violences en institution (renforcement du SNATEM), contre la prostitution des mineurs (incrimination pénale du recours à la prostitution d'un mineur), protection contre la pornographie et lutte contre la pédo-pornographie (incrimination de la détention de documents de ce type), actions contre la violence dans les médias (création du collectif " Enfance et média "), lancement d'une grande campagne télévisée de sensibilisation et de prévention des violences sexuelles.

- en faveur des Personnes handicapées : au-delà des mesures structurelles (comme la rénovation des COTOREP), Ségolène Royal s'est attachée à proposer des mesures concrètes, telles que : l'organisation du plan Handiscol' pour la scolarisation et l'intégration des enfants et des adolescents handicapés ; le développement du parc de logement adapté, des aménagements en matière de transport (collectif et particulier) ; la création d'un label " tourisme et handicap ".



Parcours

Ségolène RoyalAprès avoir suivi des études secondaires dans les Vosges, Ségolène Royal a obtenu une licence de Sciences économiques. Elle est diplômée de l'IEP de Paris et ancienne élève de l'Ecole nationale d'administration (promotion Voltaire).

A sa sortie de l'ENA (1980), elle choisit une affectation de magistrat au tribunal administratif. Elle est ensuite (de 1982 à 1988) chargée de mission au secrétariat général de la Présidence de la République pour les questions de santé, d'environnement et de jeunesse.

En 1988, elle est élue pour la première fois députée PS des Deux-Sèvres En 1992, elle est nommée ministre de l'Environnement dans le Gouvernement de Pierre Bérégovoy et réélue en 1993 députée des Deux-Sèvres.

Réélue une nouvelle fois députée en 1997, elle est nommée par Lionel Jospin ministre déléguée à l'Enseignement scolaire ; puis, de 2000 à 2002, ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées. Elle est réélue députée des Deux-Sèvres en 2002.

Ségolène Royal est l'auteur de plusieurs ouvrages : Le Printemps des grands-parents (Laffont, 1987) ; Le Ras-le-bol des bébés zapeurs (Laffont, 1989) ; Pays, paysans, paysages (Laffont 1992) ; La Vérité d'une femme (Stock, 1996).

Par PS Liban
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus